La Sidra Shémin ?

La Sidra Shémini relate une tragédie touchante et terrifiante qui s’est produite dans le désert : la mort brutale de Nadav et Avihou, deux des fils aînés du grand prête, Aaron. Les fils d’Aaron, Nadav et Avihou ont offert un feu étranger dont D.ieu ne les avait pas instruits. Cet événement dramatique se déroule au moment où Aaron ressent sa joie la plus intense, en lançant et débutant le premier jour de son service sacerdotal. En outre, la Torah décrit minutieusement et en détails sur de long chapitres les instructions pour bâtir une maison pour HM : le Tabernacle.

Cette célébration joyeuse et cette liesse si attendues pour Israël, tout le monde est prêt pour accueillir la présence divine. Un moment de partage spirituellement édifiant qui aurait dû être émouvant et qui pourtant tourne de façon regrettable à la tragédie.

Cet événement traumatisant qui a frappé la famille du grand prête soulève des interrogations et nourrit une forme de mystère sur cette mort effroyable et déchirante des deux fils d’Aaron.

Pour des raisons qui ne sont pas claires, les deux jeunes prêtres ont décidé de changer l’ordre prescrit du service et offrent un étrange « feu », pour lequel ils ont été punis par une mort instantanée. La réaction d’Aaron à cette catastrophe fut le silence.

Ce cas de figure illustre la mise en garde du danger potentiel de la liberté de se détacher des instructions de la Torah et de ne plus se référer à ses recommandations. Nadav et Avihou, deux des quatre fils d’Aaron, venant tout juste d’être investis dans le service sacerdotal, ont posé de leur propre initiative un geste inapproprié rituellement qui a entraîné leur mort. Nadav et Avihou concentrent leurs efforts sur leurs propres accomplissements spirituels, sans intégrer la discipline de la Torah. Ils étaient très conscients de leur propre grandeur, mais la sainteté personnelle doit être annulée devant la lumière plus élevée de la Torah.

Ce drame rituel s’est fondé sur la passion sans limite et inapproprié. Les nouveaux départs sont passionnants mais peuvent cependant être dangereux et il est nécessaire et indispensable de poser des frontières claires. Le défi de chaque Homme est de croire qu’il sait tout et en particulier dans le domaine religieux et spirituel. En nous engageant avec impulsion sans consulter ni se référer au maître et gardien de tradition, et sans apprentissage  sérieux des clés de lecture la Torah, nous pouvons parvenir à des dérives majeures au cœur de la vie de nos communautés.

 

Je vous souhaite un agréable Shabbat Shalom                                                                  Rabbin Yoni KRIEF

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