PESSAH : « Plaidoyer » pour une nourriture saine par le rabbin Y.Krief

La sortie d’Égypte représente la clé de voûte du début de l’histoire du peuple juif. Pessah symbolise par excellence cette sortie d’Égypte. Elle célèbre cet événement inédit et unique durant la soirée du Seder où les familles sont réunies toutes générations confondues autour de la table. En cette occasion, la lecture de la Haggadah constitue le canevas pour raconter  la sortie d’Égypte qui est formulée sous forme de questions et réponses. À un des moments clés de cette soirée pascale, sont présentées les questions posées par les quatre types d’enfants : le sage, le déviant, le niais et celui qui ne sait pas poser de questions. Concentrons notre réflexion sur le premier fils, le Hakham, le fils érudit. Le sage demande :  » Pourquoi ces rites, ces lois sociales et ces décrets religieux ? » Le père lui répond :  » On ne mange plus après l’afikomane » (dernier morceau de Matsa que l’on garde pour manger à la fin du repas). Comment comprendre la réponse curieuse du père qui ne semble pas du tout répondre à la question de son fils érudit ? Le père lui indique à travers sa réponse un fondement essentiel de vie. Il lui enseigne que le sens des règles a pour objectif de mettre des balises et des limites dans les situations de la vie. Il lui signale que “l’afikomane” est mangé en guise de dessert. Après ce dessert, le fils ne pourras plus rien manger d’autre. Prenons l’exemple qui nous touche aujourd’hui. Si les autorités chinoises avaient mis en place des règles strictes de « diète éthique » à propos de la consommation des animaux, si elles avaient édicté la liste de ceux à ne surtout pas manger, alors nous n’aurions pas connu cette pandémie. Et, cette catastrophe infectieuse et dangereuse ne se serait pas propagée à travers le monde en entraînant un nombre considérable de décès qui auraient pu facilement être évités. Les chiffres recensés de cette épidémie par l’Organisation Mondiale de la Santé sont très éloquents et la pandémie au coronavirus continue hélas à faire encore de graves ravages et de malheureuses victimes. De plus, au delà de la crise sanitaire, une crise économique et financière se profile qui entraînera des dégâts irréversibles sur l’économie mondiale. Néanmoins, on peut espérer que cette crise du coronavirus sera pour l’ensemble de l’Humanité l’occasion d’une prise de conscience de sa propre fragilité et que, désormais, il faudra envisager l’avenir sous un autre jour et s’attacher à prendre toutes les mesures nécessaires, sanitaires, sociales, financières ou autres, pour protéger la Vie.

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